Crises de boulimie : comment arrêter la culpabilité qui vous ronge ?

« Je me sens tellement coupable après chaque crise, je n’arrive pas à me pardonner. Comment faire pour arrêter ces crises ? »

Cette phrase, je l’entends vibrer dans mon cabinet, portée par des femmes courageuses mais épuisées. Épuisées de se battre contre elles-mêmes, contre la nourriture, contre ce cycle infernal qui alterne entre compulsion et honte.

Si ces mots résonnent en vous, sachez une chose : vous n’êtes pas seule, et ce que vous vivez n’est pas une fatalité.

La double peine : la crise de boulimie et le poison de la honte

illustration de femme assise tete dans les mains rongée par poids de la culpabilité et de la honteJe pense à Léa. Quand elle s’assoit en face de moi pour la première fois, ses épaules sont voûtées par le poids d’un secret qu’elle porte depuis plus de dix ans. Elle me raconte les crises, bien sûr. Celles qui la prennent par surprise, cette urgence irrépressible de manger, de remplir un vide.

Elle parle de boulimie, de ces moments où elle perd complètement le contrôle, mais aussi de cette hyperphagie plus sournoise, où elle mange sans faim, juste pour s’anesthésier.

Mais ce qui la ronge plus encore que la crise elle-même, c’est l’après.

« La culpabilité est pire que tout. Je me dégoûte, je me traite de nulle, de faible. Chaque crise renforce cette idée que je ne vaux rien. Alors j’essaye de me contrôler, je me promets que c’est la dernière fois, je commence un nouveau régime… et je finis par craquer. Encore. »

Ce cercle vicieux, des milliers de femmes le connaissent. Il se nourrit de la honte et de l’incompréhension.

Votre TCA n’est pas un manque de volonté, c’est une carafe qui déborde

Un jour, j’ai proposé une image à Léa.

« Imaginez une carafe d’eau, » je lui ai dit. « Depuis votre enfance, chaque frustration, chaque parole blessante, chaque moment de solitude, chaque peur que vous avez dû taire… c’est une goutte d’eau qui est venue la remplir. Les traumatismes, petits ou grands, ont ajouté de l’eau. Le stress quotidien continue de la remplir. Votre carafe est pleine à ras bord. »

Je la vois me regarder, les yeux brillants.

« La crise de boulimie ou d’hyperphagie, » j’ai poursuivi, « ce n’est pas vous qui êtes faible. C’est simplement la carafe qui déborde. C’est un trop-plein d’émotions que votre corps ne sait plus comment gérer autrement. La nourriture devient alors une solution désespérée pour ne pas se noyer. »

Pour la première fois, Léa n’a pas vu de la faiblesse dans son comportement. Elle a vu de la souffrance. Et ça, ça change tout.

Pourquoi les régimes ne videront jamais votre carafe

Vous avez tout essayé. Rééquilibrage alimentaire, jeûne intermittent, suppression du sucre… Chaque régime est une tentative de mettre un couvercle sur la carafe qui déborde. Mais vous le savez bien : la pression monte, monte, jusqu’à ce que le couvercle explose.

La restriction est l’engrais de la compulsion. Elle ne fait qu’aggraver le trouble alimentaire.

Parce que le problème n’a jamais été la nourriture. Le problème, c’est l’eau dans la carafe. Tant que vous ne vous occuperez pas de vider cette eau, de soigner ce qui a rempli la carafe, le couvercle finira toujours par sauter.

L’hypnose pour soigner les causes profondes des troubles alimentaires

C’est là que l’hypnose change radicalement la donne. On ne va pas s’occuper du couvercle. On ne va même pas s’occuper de l’eau qui déborde.

L’hypnose permet de plonger en douceur à l’intérieur de vous-même, dans votre inconscient, pour aller vider cette carafe, goutte par goutte.

En état d’hypnose, on peut revisiter ces moments du passé, ces traumatismes qui ont laissé des traces, sans être submergée par l’émotion. On peut apaiser ces parts de vous qui ont eu mal, les rassurer, et leur apprendre de nouvelles façons de gérer le stress et la tristesse. On ne lutte pas contre les crises, on retire ce qui les cause. C’est un chemin pour se libérer en profondeur de la boulimie et de l’hyperphagie.

Un jour, vous direz : « Les crises ? C’est si loin… »

Le chemin de la guérison n’est pas de devenir une experte en nutrition ou d’avoir une volonté de fer. Le vrai chemin, c’est de vous pardonner. De comprendre que votre trouble alimentaire est une stratégie de survie qui vous a aidé un jour, mais dont vous n’avez plus besoin aujourd’hui.

Alors, au lieu de vous demander : « Comment faire pour arrêter ces crises ? », la vraie question est peut-être : « De quoi mes crises essaient-elles de me protéger ? Quelle souffrance cherchent-elles à calmer ? »

C’est en répondant à cette question, en allant à la source, que la culpabilité s’efface pour laisser place à la compassion. Et c’est là que la liberté commence.

Imaginez un instant. Imaginez-vous dans quelques mois, quelques années, repensant à cette époque. Et vous sourirez, avec une paix immense, en vous disant :

« Les crises ? C’est très loin tout ça maintenant. »


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