Mon agenda est tellement plein, que ma tête n’a pas le temps de se vider SAUF pendant les crises
« Je veux vraiment m’en sortir, mais je n’ai littéralement pas le temps. C’est fou, non ? Je n’ai même pas le temps de prendre soin de moi. »
Cette phrase, c’est celle de Clara, 38 ans, assise dans mon cabinet pour la première fois. Une femme brillante, cadre supérieure, mère de deux enfants, amie dévouée. Sa vie est une réussite sur le papier. Un agenda rempli à ras bord, une efficacité redoutable. Et un secret qui la ronge depuis 15 ans : l’hyperphagie. Des crises qui la prennent le soir, quand tout se calme enfin.
Elle a tout essayé. Nutritionnistes, régimes, quelques séances de psy. Elle a lu des dizaines de livres sur le sujet. Elle a l’envie, la volonté. Mais rien ne tient. Chaque tentative de guérison est une ligne de plus sur sa to-do list, une tâche qu’elle finit par rayer, épuisée.
L’illusion de la vie remplie : un symptôme de vos troubles alimentaires
Le problème de Clara n’est pas son manque de motivation. Son problème, c’est que sa vie est pleine. Trop pleine. Chaque minute est optimisée, chaque heure est rentabilisée. Il n’y a pas de place pour l’imprévu, pas de place pour le vide. Pas de place pour elle.
Et c’est là le cœur du sujet. Le trouble alimentaire, qu’il s’agisse de boulimie ou d’hyperphagie, n’est pas un problème de plus à caser dans un agenda surchargé. C’est le symptôme que l’agenda est déjà cassé.
Cette « plénitude » extérieure est le miroir parfait de ce qui se passe à l’intérieur. Elle remplit son estomac pour combler un vide émotionnel, de la même manière qu’elle remplit son emploi du temps pour ne pas affronter le silence.
Le bruit constant de sa vie l’empêche d’entendre ce qui murmure en elle. La nourriture devient alors la seule réponse possible, le seul réconfort tangible dans ce tourbillon incessant.
Thérapie des TCA : Pourquoi les programmes échouent quand la tête est pleine
Vous reconnaissez vous dans cette course effrénée ? Vous voulez suivre un programme, vous engager dans une thérapie pour sortir de la boulimie, mais chaque effort vous semble une montagne.
C’est normal. Un plan alimentaire, des exercices, même une thérapie par la parole, deviennent des devoirs supplémentaires. Des choses que vous devez faire. Mais la guérison des troubles alimentaires ne peut pas être un fardeau de plus.
Votre inconscient a mis en place ces compulsions pour une raison. Pour vous protéger, pour vous anesthésier d’une douleur, d’un stress, d’une solitude. Tant que vous ne lui donnez pas l’espace et le calme nécessaire pour l’écouter, il continuera de crier. Et son cri, ce sont les crises. Essayer de le faire taire avec un régime, c’est comme mettre un couvercle sur une cocotte-minute. Ça fini toujours par exploser.
L’hypnose : Créer un espace pour enfin cheminer vers la guérison
Alors, comment faire ? La solution n’est pas d’ajouter, mais de retirer. Il faut créer de l’espace.
C’est précisément ce que permet l’hypnose. Une séance d’hypnose n’est pas une tâche de plus. C’est un moment de pause. C’est un espace sacré que vous vous offrez, juste pour vous. C’est un endroit où vous n’avez rien à faire, rien à prouver, rien à contrôler. Juste à être.
En état d’hypnose, le bruit du mental s’apaise. On ne se bat plus contre les pensées obsessionnelles, on les laisse passer. C’est dans ce calme retrouvé qu’on peut enfin accéder à l’inconscient. On ne lui donne pas d’ordres, on dialogue avec lui. On écoute ses besoins, on comprend ses blessures, et on lui propose de nouvelles façons, plus saines, de vous protéger.
L’hypnose ne vous demande pas plus de temps ; elle vous en redonne. En libérant la charge mentale liée à la nourriture, elle libère des heures de votre journée. Des heures que vous pouvez enfin utiliser pour vous. Pour respirer. Pour vivre.
La première étape pour guérir de vos troubles alimentaires n’est pas de trouver le bon régime ou le bon programme. La première étape, c’est de vous autoriser à avoir de la place.
Et si le premier pas pour vider ce qui pèse sur votre corps, c’était de vider un peu votre tête ? C’est dans ce silence, dans cet espace que vous vous créez, que la voix de la guérison peut enfin se faire entendre.