Boulimie : Et si votre mère était jalouse de votre minceur ?
Il y a des moments dans les ateliers de groupe sur Zoom où des phrases s’imposent comme des évidences.
« Si je grossis, je perds ma beauté éternelle. »
C’était la phrase qui raisonnait quand Laura parlait de son histoire avec sa mère.
A ce moment là, nous n’étions plus simplement en thérapie pour un trouble alimentaire. Nous venions d’entrer dans le mauvais rêve qui la bouffait !
Laura et le Mauvais Disney : Blanche-Neige et la Reine-Mère maléfiquement jalouse de sa minceur
Je vous présente Laura, 26ans, une femme déterminée, courageuse, qui avait déjà parcouru un chemin impressionnant pour se libérer de son TCA. Pourtant, quelque chose bloquait. Un mur invisible, un plafond de verre qui l’empêchait de trouver une paix durable. Elle progressait, mais la peur de reprendre du poids restait une ombre paralysante.
C’est là que cette idée de « beauté éternelle » a tout fait basculer. Mon esprit a fait le lien, presque malgré moi, avec un archétype puissant : celui de Blanche-Neige et de sa marâtre, la Reine obsédée par sa jeunesse, demandant sans cesse à son miroir qui était la plus belle.
La conversation a alors glissée sur sa mère. Et le décor du conte de fées toxique s’est révélé.
Miroir, mon beau miroir… Ma fille est-elle plus belle et plus mince que moi ?
Laura a commencé à décrire, avec des mots d’abord hésitants, une relation mère-fille où l’amour se mêlait à une compétition silencieuse et une jalousie insidieuse.
Sa mère était devenue, sans le savoir, cette Reine Maléfique.
Ses compliments sur sa minceur étaient en réalité un cadeau empoisonné.
« Je ne sais pas comment tu fais pour résister à ça, j’aimerais avoir ta volonté. »
Vous entendez le sous-texte ? Ce n’est pas de la fierté. C’est de l’envie. « J’aimerais être toi ». Laura n’était plus sa fille, elle était devenue le miroir vivant de la discipline que sa mère rêvait d’avoir, mais n’atteignait pas.
Pire encore, lorsque Laura osait exprimer son mal-être, sa propre souffrance de se voir toujours « trop grosse », sa mère balayait ses sentiments d’un revers de main :
« Mais non, de quoi tu te plains ? Regarde-toi, t’es mince ! »
Une porte qui se ferme. Au lieu du réconfort, elle recevait de l’invalidation. La discussion pouvait même basculer, sa mère ramenant tout à elle :
« Moi, je suis grosse, j’arrive pas avec les régimes… »
La souffrance de Laura devenait une simple excuse pour la crise de jalousie de sa mère.
Princesse Trophée ou Bouc Émissaire : un rôle impossible pour guérir du TCA
Cette double contrainte, qui durait depuis des années, était devenu invisible aux yeux de Laura. Elle avait intégré ce rôle de « fille trophée », un objet de fierté pour sa mère, mais un trophée qui ne devait jamais briller trop fort.
Le piège était parfait et insoutenable :
- Si elle restait mince, elle nourrissait l’admiration de sa mère, mais aussi sa jalousie. Elle restait prisonnière du TCA pour plaire.
- Si elle prend du poids (ce qui était pourtant vital pour sa guérison), elle apaisait la compétition mais devenait le bouc émissaire, celle qui incarnait la plus grande peur de sa mère.
Son corps n’était plus tout à fait le sien. Il était devenu le champ de bataille des insécurités de sa mère. Comment se construire sa propre identité dans ce brouillard ?
Briser le sortilège du TCA : l’hypnose pour quitter le château
Vous comprenez maintenant ? Le problème n’a JAMAIS été la nourriture.
Tenter de « mieux manger » ou de « faire un effort » dans un tel contexte, c’est comme essayer de réorganiser les meubles alors que le château est hanté. C’est inutile. Le vrai problème, c’est le sortilège. C’est ce rôle qu’on vous a assigné sans votre permission.
Les régimes et la restriction ne font qu’alimenter ce drame familial. Ils vous gardent coincée dans le rôle de celle qui doit « contrôler ».
C’est là que l’hypnose change la donne. Elle ne s’intéresse pas au contenu de votre assiette. Elle vous aide à descendre dans les caves du château, là où les secrets et les loyautés inconscientes sont enfermés. Elle permet de :
- Construire des limites saines avec le monde. ️
- Briser cette loyauté toxique pour enfin s’en choisir définitivement
- Comprendre que les angoisses de sa mère sont des valises que l’on n’a pas à à porter.
Devenir l’héroïne de sa propre histoire pour une guérison durable
Le véritable déclic pour Laura n’a pas été de comprendre son TCA. Ça a été de faire le deuil de cette relation mère-fille idéalisée qu’elle n’aurait jamais.
Pour guérir, elle a dû accepter que l’attention qu’elle recevait était teintée d’une complexité qui ne lui appartenait pas. Elle a dû réaliser qu’elle ne pouvait pas réparer sa mère.
Pour sortir définitivement du TCA, Laura doit devenir l’héroïne de sa propre histoire. Une histoire où sa valeur n’est plus définie par le reflet qu’elle renvoie à sa mère, mais par la personne qu’elle choisit d’être. Pour elle-même. Pour toujours. ✨
Et si la clé pour vous aussi, était de quitter ce mauvais qu’on a écrit pour vous ?
Et ainsi de reprendre le contrôle sur ses pensées pour enfin avoir une vie heureuse ?