Madame Patate est désemparée : quand les TCA vous laissent en 1000 morceaux.
« J’ai l’impression d’être un jouet cassé. Vous savez, comme une Madame Patate à qui on aurait mis les bras à la place des oreilles et le nez dans le dos. Tout est de travers, rien n’est à sa place. Et surtout, surtout, je me sens moche. Terriblement moche. »
Quand Léa prononce ces mots, sa voix est à peine un murmure. Des années qu’elle se bat. Des années qu’elle assemble et désassemble les pièces de sa vie, de son corps, en espérant trouver la bonne combinaison. En vain. La boulimie et l’hyperphagie l’ont laissée en miettes, persuadée que son corps est une erreur de la nature.
Le puzzle impossible de la guérison des troubles alimentaires (TCA)
Léa, c’est peut-être vous. Cette femme brillante, drôle, aimante, mais qui cache une guerre intérieure.
Elle a tout essayé. Vraiment tout.
Les régimes stricts qui promettaient la lune et qui l’ont fait chuter encore plus bas. La nutritionniste bienveillante, mais dont les plans alimentaires finissaient toujours au placard, balayés par une crise de boulimie. Le psychologue qui écoutait, mais sans jamais trouver le bouton pour éteindre le chaos dans sa tête.
Chaque tentative est une pièce qu’elle essaie de forcer dans le puzzle. Mais ça ne marche pas. Pire, ça abîme les autres pièces. À chaque échec, c’est un peu plus de soi qui se détache. Un bras qui tombe, un pied qui se perd. Elle se regarde et ne voit qu’un assemblage incohérent, une créature difforme. Le miroir ne ment pas, pense-t-elle. Il ne fait que confirmer le monstre qu’elle sent à l’intérieur.
La dysmorphophobie, ce miroir qui déforme la réalité
« Je me dégoûte. Je ne vois que ce ventre, ces cuisses… C’est une obsession. Je pourrais perdre 10 kilos, je me trouverais toujours trop grosse. C’est comme si mon cerveau avait une image de moi qui ne changera jamais. »
Cette haine du corps, c’est le cœur du problème. Ce n’est pas juste une question de kilos. C’est une conviction profonde d’être fondamentalement imparfaite. La dysmorphophobie, c’est ce filtre déformant qui vous fait voir de la laideur là où il n’y en a pas.
Votre nez ? Trop grand. Vos hanches ? Trop larges. Votre peau ? Pleine de défauts.
Votre estime de vous-même est éparpillée par terre, en mille morceaux, comme les accessoires de Madame Patate après le passage d’un enfant frustré. Chaque crise de boulimie ou d’hyperphagie n’est qu’une tentative désespérée de ramasser les morceaux, de combler le vide laissé par ce manque d’amour pour soi. Mais ça ne fait que renforcer le chaos.
L’inconscient, ce grand architecte de notre puzzle intérieur
Le déclic pour Léa, ça a été de comprendre une chose simple mais révolutionnaire : le problème n’a jamais été la nourriture.
La nourriture n’est que le symptôme. Une solution temporaire et destructrice à une douleur bien plus ancienne. Les régimes, le contrôle… tout ça, c’est s’acharner sur la mauvaise pièce du puzzle. On essaie de changer le nez de Madame Patate alors que c’est sa base qui est instable.
Le véritable problème se trouve dans l’inconscient. C’est lui qui a mélangé toutes les pièces. C’est lui qui a appris, un jour, que manger calmait une angoisse, comblait une solitude, anesthésiait une tristesse. C’est une stratégie de survie qui est devenue une prison. Vouloir s’en sortir par la seule volonté, c’est comme demander à Madame Patate de se reconstruire toute seule. C’est impossible.
L’hypnose : retrouver la notice de montage pour se libérer des TCA
Alors, comment on fait pour tout remettre en ordre ?
C’est là que l’hypnose entre en jeu. L’hypnose, ce n’est pas de la magie. C’est un dialogue direct avec votre inconscient, le grand architecte. C’est lui donner une nouvelle notice de montage, plus saine, plus douce.
Plutôt que de vous battre contre les crises de boulimie, l’hypnose vous aide à comprendre ce qu’elles viennent dire.
Plutôt que de vous forcer à aimer ce corps que vous détestez, elle travaille à réparer l’estime de soi à la racine.
Elle ne vous met pas au régime ; elle vous apprend à gérer le stress, à vivre vos émotions au lieu de les manger.
Progressivement, avec l’hypnose, on ramasse les pièces. On nettoie la vieille colle des croyances limitantes (« je suis grosse donc je suis moche »). Et on réassemble le puzzle, mais cette fois, dans le bon ordre. Le nez retrouve sa place, les bras aussi. Chaque pièce retrouve sa fonction, en harmonie avec les autres.
Le miroir ne change pas. C’est le regard que vous portez sur lui qui se transforme. Vous ne voyez plus un monstre, mais une femme en reconstruction. Une femme qui apprend enfin à s’aimer, pièce par pièce. Et ça, ça change absolument tout.