Idée reçue : Non, l’alimentation ne guérit pas les TCA
Ça peut sembler une évidence lorsqu’une personne a des problèmes d’alimentation, on va alors s’occuper de l’assiette de cette personne.
Étrangement, on ne fonctionnerait pas comme ça pour l’alcoolisme.
Si une personne a des problèmes d’alcool, on ne va pas vraiment lui parler d’alcool, mais plutôt de thérapie ou de médicaments, jusqu’à l’empêcher de boire totalement dans les cas les plus graves.
On comprend bien que dans le cas de l’alcool, le sujet est plus large et plus global.
Mais ça n’est pas le cas pour les troubles alimentaires.
Puisque j’interviens en dernier après : de longue thérapie psychologique, de nombreux diététiciens et cours, régimes et autres méthodes sur le sujet, je peux vous donner un aperçu des limites des différentes méthodes pour les personnes qui sont venues me voir.
La nutrition diététique, une approche évidente au premier abord
La première chose, que les personnes atteintes de troubles alimentaires font c’est de s’intéresser à la nutrition et à la diététique. Et elles ne le font pas qu’un peu, elles le font énormément !!
Pourquoi ?
Parce que ce sont des bonnes élèves et qu’elles ne font jamais rien à moitié, surtout quand elles souffrent depuis des années d’un profond mal-être vis-à-vis de leur poids et de leur corps.
Et j’aurai aimé que la nutrition diététique soit la solution.
Je sais oh combien, les diététiciens et nutritionnistes font un bon travail sur le sujet mais malheureusement le problème est niché de façon bien trop profonde dans l’inconscient pour que toute cette merveilleuse connaissance puisse être appliquée.
Les diététiciens / nutritionnistes se trouvant alors démunis dans cette situation se retrouvant alors obligés de m’envoyer leurs patients.
Les limites de la nutrition et diététique pour sortir définitivement des TCA
Dans mon accompagnement sur Hypnose Poids Plume, je ne parle JAMAIS de calories, de nutrition ou diététique pour perdre du poids.
Pourquoi ?
Parce qu’ensuite ça part en pugilat et autres guerres de clochers.
Le rationnel se mêle à l’irrationnel et le scientifique se mélange au point de vue personnel.
Chacun y va de ses études et de ses contres études qui annulent toutes les études préalables.
Dire à quelqu’un qui a énormément étudié la nutrition diététique qu’elle se trompe, c’est remettre en question quelque chose de plus large que ses simples connaissances.
C’est pourquoi ces sujets ne sont pas abordés ici.
Et il y a déjà bien d’autres sujets à travailler pour que ça ne soit pas nécessaire d’ouvrir le chapitre diététique.
Contextes, expériences et échecs passés concernant la sortie des troubles alimentaires.
Lorsque les personnes prennent rendez-vous chez moi, ils ont en général fait le tour de tous les types d’accompagnement pour sortir définitivement des troubles alimentaires.
Ex :
- De nombreux régimes
- Thérapie de plusieurs années chez le psychanalyste
- Rendez-vous chez plusieurs diététiciens
- Formations poussées en nutrition et diététique
- Remise au sport
- Développement personnel
- Des séances en médecines douces parfois…
Et si des personnes viennent à moi, c’est qu’en fait rien n’a fonctionné durablement… et pour causes ! Rien n’a été testé pendant 50h, parce que les expériences n’étaient pas suffisamment convaincantes, impactantes ou suffisamment centrées sur le trouble alimentaire pour que le problème parte.
Et donc, elles cherchent désespérément une autre solution.
Que travailler pour sortir définitivement des TCA en dehors de la nutrition diététique ?
Fort de ces constats d’échecs, nous nous devons de faire différemment pour ne pas renouveler tous ces échecs.
Les sujets que nous abordons dans le programme Hypnose Poids Plume relèvent d’un panel très large pour ne rien laisser au hasard :
-
Notre rapport à nos émotions
Non, les problèmes ne relèvent pas que du stress ou du manque de confiance en soi. C’est beaucoup plus large.
Il y a une bonne dizaine d’heures de travail sur le rapport aux émotions.
Nous devons gérer le sentiment de honte et de culpabilité extrêmement prégnant dans votre vie.
Mais aussi toutes les autres émotions comme s’autoriser à exprimer sa colère, à dire non sans culpabilité, à être triste quand il faut et non pas en boucle.
Et j’en passe…
-
Notre rapport à notre famille, au boulot, à notre conjoint, à nos enfants éventuels
L’hyperempathie qui caractérise les personnes qui ont des troubles alimentaires aggrave la situation.
En plus, il y a souvent un syndrome du sauveur, une volonté de sauver les gens des problèmes de leur vie ou de leur malheur.
Et je vous la fais courte. Une mauvaise adaptation au monde, doublée du stress et d’une forte culpabilité, engendre des troubles alimentaires carabinés.
-
Nos habitudes et nos traumatismes datant de l’enfance ou de l’adolescence.
Agressions physiques et/ou sexuels, harcèlement, moquerie, jugement, maltraitance, et autres joyeusetés chargent un peu plus la balance de nos troubles alimentaires.
Et cela continue avec : les croyances limitantes profondes : « nous sommes une famille de gros », problème transgénérationnel « Ma mère / grand-mère ne voulait pas de moi », « les femmes notre lignée étaient dépressives ».
Et je ne vous parle même pas du mauvais rapport au temps
Pour conclure
Bref, je pense que vous comprenez un peu mieux pourquoi nous ne travaillons pas vraiment dans le programme Hypnose Poids Plume sur la nutrition et diététique. Nous pourrions si les personnes qui viennent me voir avaient trouvé une solution avec.
Or, si on respecte l’adage :
«On ne résout pas un problème avec les modes de pensée qui l’ont engendré» – Albert Einstein
Alors nous tentons des chemins différents, histoire d’être sûr de ne pas refaire ce qui a déjà échoué.
Les résultats pérennes demandent un gros réajustement de la vie de la personne, et pour cela nous avons besoin d’environ 50 à 100 heures de travail au total.
Ah et pour me détacher encore un peu plus de la logique des régimes, diététique et nutrition, je demande même à ce qu’on se sépare de la balance.
Ça peut paraître surprenant mais pour moi… C’est la première addiction dans les TCA !
En effet, ça donne une illusion de contrôle sur son corps, Ce qui, au lieu d’aller vers de la détente et un lâcher prise, stresse encore un peu plus mes clientes. Ce qui est le meilleur moyen d’aggraver encore plus les troubles alimentaires.
Ah ? Et comment l’expérience se passe-t-elle ? Et en général, mes clientes ne prennent pas de poids au début en la supprimant (contrairement à leur croyance profonde), voire même elles perdent 1,5kg…
C’est là où l’impact du psychologique, marque le pas sur les méthodes plus traditionnelles, Surtout quand les raisons de la prise de poids sont irrationnelles. Ex : la peur de manquer qui a été transmise par les grands-parents suite à la guerre…